Collection de M. Louis Robert De Boccachoses
Un siècle d'éclectisme
Nouvelle Etude dispersera le 8 mars prochain à l’Hôtel Drouot la collection de Louis-Robert de Boccachoses composée de plus de 260 lots. Derrière ce nom à la cocasse bizarrerie, se trouve le pseudonyme d’un collectionneur singulier.
A travers un vaste ensemble d’art, de mobilier, d’objets et de design, cette vente se présente comme un véritable panorama de la production artistique du XXème siècle.
Nulle technique, ni expérimentation moderne, ne résista à ce collectionneur hors-pair qui cumula autant d’œuvres d’art que d’objets, balayant un répertoire de formes et matériaux aussi varié qu’insolite.
Des vases de Gallé et Daum produits très tôt dans le siècle aux créations plus récentes comme celles d’Hubert le Gall, en passant par des œuvres de l’école de Nice et des Nouveaux Réalistes (Arman, Klein ou César) ou de la figuration libre (important ensemble de Robert Combas) jusqu’aux grands noms du Street Art (Speedy Graphito ou Kriki), cette collection surprend par son hétéroclisme.
En parcourant d’un œil la collection de Monsieur de Boccachoses, nous vient en tête la fameuse citation du comte de Lautréamont : « Beau comme une rencontre fortuite sur une table de dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie. »
Car de toute évidence, cette collection a des airs surréalistes aussi bien dans l’idée de sa constitution même que par le rapprochement fait entre des objets, en apparence, étrangers les uns aux autres. Ainsi, la sculpture (les compositions anthropomorphes de Gérard Voisin ou les terres cuites de Seyni Awa Camara) côtoie naturellement le Design ici représenté par les créations iconiques de Charlotte Perriand, Michel Ducaroy, Verner Panton, Charles Eames, Arne Jacobsen ou encore Christian Astuguevieille. Parfois encore, on retrouve au sein de cet ensemble d’œuvres éclectiques, des pièces à cheval entre les différentes disciplines comme la chaise de Jean-Jacques Argueyrolle - mobilier aussi fonctionnel que sculptural - ou le luminaire « Birds birds birds » d’Ingo Maurer qui se rapproche volontiers de l’art conceptuel.
Quel esprit a bien pu associer des œuvres originales sur papier de Derain, Marquet, Hartung ou Mathieu à des multiples tels que des lithographies d’Antonio Segui ou Nam June Paik, des pochoirs de Jean Arp ou encore des dioramas d’édition d’Alexandre Fassianos ? Certainement celui d’une personnalité audacieuse dont la devise, s’il devait y en avoir une, serait probablement « Pourvu que l’expression artistique soit (libre) ! »
Complétant cet ensemble étonnant, seront également proposés à la vente des autographes d'artistes sur cartes postales (dont Christo et Jeanne-Claude, Viallat, Koons), ainsi que le très beau et rare manuscrit de « l’œil au beurre noir » de Serge Gainsbourg, un lot inédit qui séduira les fans de l’homme à la tête de chou et les visiteurs de la fameuse Maison de la rue de Verneuil, récemment ouverte au public.
Enfin pour garder un œil sur le temps qui file, un ensemble de montres Omega, Cartier, Jaeger LeCoultre, Rolex, achève la collection de cet amateur au goût résolument éclectique.
Exposition
Mercredi 6 mars de 11h à 18h
Jeudi 7 mars de 11h à 20h
Vendredi 8 mars de 11h à 12h
Vente
Vendredi 8 mars 2024 à 14h
Salle 2 - Hôtel Drouot , 9, rue Drouot 75009 Paris
Nouvelle Etude – Missika.Thelliez
18, rue de la Grange Batelière
75009 Paris – 01 47 70 83 00
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